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Faut-il se méfier de ces croyances ?

Poser cette question revient à se demander s'il faut se méfier de soi-même.


Le monde tel qu'il nous entoure est le même pour tous, il est là, il change tout le temps et ne nous demande pas notre avis sur ce qu'il devrait faire, dire ou penser. En revanche ce qui est différent et singulier pour tout le monde c'est la vision que l'on s'en fait.


Certaines personnes tireront des enseignements positifs d'un événement tandis que d'autres tireront des enseignants négatifs du même évènement.


Partant de ce postulat nous devons apprendre à se poser la question suivante :

Qu'est-ce qui fait que je pense ce que je pense ?



Car nos pensées sont très largement influencées par nombre d'éléments. Nos valeurs, nos biais cognitifs, nos peurs, nos besoins, et donc nos croyances. On peut définir les croyances comme une représentation de quelque chose que l'on considère comme vraie.

En ce sens, une croyance est subjective et ne peut en rien matérialiser une réalité tangible. Les croyances ne sont que la construction psychique de notre génétique et de nos expériences personnelles conjuguées. Elles peuvent être collectives et permettre à un groupe ou une communauté de trouver des valeurs communes. C'est le cas des systèmes politiques ou religieux par exemple. Elles peuvent être individuelles et permettre à un individu de donner du sens à ses actions. C'est le cas de nos croyances aidantes comme l'abondance amène l'abondance par exemple.


En cela les croyances ne sont pas forcément négatives, au contraire elles peuvent très largement contribuer à notre bien-être et à notre apprentissage. Si je crois que lire est la meilleure forme d'apprentissage alors il y a de fortes chances que je fasse tout pour rester aligné sur cette croyance. Et il ne semble pas que ce soit mauvais en soi. De la même manière si je crois que la peine de mort n'est pas la bonne réponse, je resterai dans une posture me permettant d'être en conformité à un groupe qui me ressemble en société.


Là où ça devient compliqué, c'est lorsque certaines de nos croyances nous bloquent, nous freinent, nous renvoient à nos propres peurs. Le problème avec les croyances c'est que nous avons beaucoup de mal à les remettre en question.


Nous avons tous un biais de confirmation qui nous pousse à retenir ce qui conforte nos croyances et à rejeter ce qui les ébranle. Notre cerveau crée un système de croyances (donc un système subjectif et non réel) qui nous permet d'agréger entre eux des faits pas forcément liés et de se représenter une réalité acceptable. Aller à l'encontre de ses croyances créent alors une dissonance cognitive. Lorsque vous lisez ou écoutez quelque chose qui entre en contradiction avec vos croyances on parle de dissonance cognitive, théorisée par Léon Festinger en 1957. Et cela peut nuire à notre apprentissage et à notre flexibilité mentale. Si je considère que fumer ne peut pas me faire de mal, j'aurai du mal à accepter les arguments défavorables et donc ne serai pas prêt à me remettre en question.


Cette flexibilité mentale doit être au cœur de notre apprentissage.

Qu'est-ce qui fait que je pense ce que je pense donc ?




Si je pense que je ne dois avoir confiance en personne, je trouverai toutes les solutions pour me conformer à cette croyance. Et plus je m'y conformerai, plus mon comportement ne me permettra pas de sortir de cette croyance en élaborant des stratégies pour m'assurer que j'ai raison. Et c'est alors que s'installe un cercle vicieux, ou une prophétie auto-réalisatrice. On appelle cela les croyances limitantes. Sans le savoir vous posez des limites qui vous empêchent de vous épanouir et de poursuivre vos buts.


Il ne s'agit donc pas d'aller contre ses croyances. Il s'agit, comme souvent, de les identifier et de les observer tout en comprenant ce qui se passe en nous. C'est seulement une fois que l'on a effectué ce travail que l'on peut commencer à trouver des raisons de les inverser. Votre flexibilité mentale vous permet de prendre du recul, et d'accepter ce qui est contradictoire avec votre vision du monde.


Bien sûr nous avons besoin de certitudes, mais elles ne doivent pas vous fermer à d'autres visions.

Dès lors, nous devons apprendre à douter non pas de nous, mais à douter de ce que l'on pense comme le dit Albert Moukheiber. Pour y arriver le meilleur moyen est de confronter nos croyances aux faits, car les faits sont tenaces. Une fois la croyance ramollie, nous pouvons alors commencer à envisager d'autres perspectives, d'autres angles de vue. Et c'est ici que tout se joue. A partir du moment où l'on recrée une autre représentation mentale, et qu'on y trouve un intérêt à le faire, nous renforçons le muscle de la flexibilité mentale. Mieux encore, nous créons de nouveaux schémas de pensée qui viennent enrichir notre vision.


Si je ne fais pas confiance aux autres, je dois me poser les questions suivantes :

Qu'est-ce qui fait que je ne fais pas confiance aux autres ?

Quels sont les évènements qui ont déclenché cette croyance ?

Sont-ils si nombreux que cela ?

Quels sont les évènements qui peuvent me permettre de croire le contraire ?

Quels sont les bénéfices pour moi de faire confiance aux autres.


C'est ainsi que nous élargissons notre schéma de pensée et nous laissons la possibilité de choisir parmi une plus grande diversité de perspectives plus positives.


Et vous, qu'est-ce qui fait que vous pensez ce que vous pensez ?


Cédric CALIFA - ONSET COACHING

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